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ALEXANDRE LE GRAND

 

 

 

 

 

 

PLAN
ALEXANDRE
1. L'élève d'Aristote
2. Le conquérant de l'Asie
2.1. Première victoire sur les Perses
2.2. Le nœud gordien
2.3. Issus : naissance d'un conquérant
2.4. De l'Égypte à l'Indus : le rêve de l'empire universel
3. Le génie de la stratégie
4. L'héritier du Grand Roi
4.1. Le despote oriental
4.2. La dernière année
5. La postérité

Alexandre III le Grand
Cet article fait partie du dossier consacré à la Grèce antique.
Alexandre III le GrandAlexandre III le Grand
(Pella, Macédoine, 356 avant J.-C.-Babylone 323 avant J.-C.) roi de Macédoine (336-323), fils de Philippe II et d'Olympias.
1. L'élève d'Aristote

Annoncé par les devins comme l'enfant du destin, Alexandre naît le 22 juillet 356 av. J.-C. Fils de Philippe II de Macédoine, qui passe pour être de la lignée des Héraclides, il serait aussi par sa mère Olympias un descendant d'Achille.
De 13 à 16 ans, il a pour précepteur Aristote, qui lui ouvre l'esprit à toutes les formes de savoir. Plutarque rapporte qu'Alexandre disait ne pas aimer Aristote moins que son père, « devant à l'un la vie et à l'autre l'art de savoir vivre ». C'est l'influence du philosophe qui se décèle à travers plusieurs faits : soumettant la ville de Thèbes, Alexandre y épargne la maison de Pindare ; menant son armée en Égypte, il se fait accompagner de lettrés et de savants ; durant ses campagnes, il emporte l'Iliade, dans une version annotée par Aristote lui-même.
Mais Alexandre a aussi la passion de l'exploit. Il apprend l'art militaire lors des campagnes de son père contre les Thraces et les Illyriens, puis en commandant la cavalerie à la bataille de Chéronée (338 av. J.-C.), qui livre la Grèce à Philippe II. Ce dernier étant assassiné en 336, Alexandre lui succède et reprend à son compte le projet de guerre contre la Perse, dont le but est de venger le souvenir des guerres médiques et d'unifier les Grecs derrière le roi de Macédoine.
2. Le conquérant de l'Asie

2.1. Première victoire sur les Perses

L'expédition d'AlexandreL'expédition d'Alexandre
Au début de 334 av. J.-C., Alexandre laisse le gouvernement de la Macédoine à son général Antipatros et franchit l'Hellespont (les Dardanelles). L'armée du roi de Perse Darius III, très supérieure en nombre, attend les Macédoniens sur les bords du Granique, petit fleuve côtier de Phrygie. C'est là qu'Alexandre remporte la victoire qui lui permet de se rendre maître de l'Asie Mineure.
2.2. Le nœud gordien

C'est là, également, que se situe un épisode fameux : à Gordion, un oracle avait promis la domination de l'Asie à celui qui viendrait à bout du nœud d'un attelage votif, que nul ne pouvait défaire (le « nœud gordien ») ; alors Alexandre le trancha d'un coup d'épée et, ce faisant, « ou bien éluda l'oracle ou bien l'accomplit », selon les mots de Quinte-Curce (Histoire d'Alexandre).
2.3. Issus : naissance d'un conquérant

Alexandre pénètre dans les profondeurs de l'Empire perse et, en 333, il franchit les montagnes de Cilicie. La rencontre avec Darius III va avoir lieu dans la plaine d'Issus. Inquiet, le Grand Roi a voulu prendre Alexandre à revers, en le coupant de l'Anatolie. Plus de 100 000 de ses soldats se retranchent derrière des palissades de bois. À la tête de 30 000 hommes, Alexandre ordonne la charge et écrase l'armée ennemie. Le soir, il dîne dans la tente de Darius, qui a dû fuir. Se refusant à toute négociation, il poursuit son plan d'encerclement méthodique de la Méditerranée orientale.
2.4. De l'Égypte à l'Indus : le rêve de l'empire universel

Il soumet le littoral syrien (prises de Tyr et de Gaza en 332) et pénètre en Égypte, qui, supportant mal le joug des Perses, l'accueille en libérateur. Alexandre occupe la vallée du Nil, fonde Alexandrie, puis, s'enfonçant dans le désert, il va chercher confirmation de son origine divine au temple d'Amon dans l'oasis de Siwa.
Fort de la légitimité religieuse qu'il a obtenue, il quitte l'Égypte en 331, traverse le Tigre et l'Euphrate, au-delà duquel Darius III a concentré toutes ses troupes. La bataille décisive, qui se déroule entre Gaugamèles et Arbèles en octobre 331, sonne le glas de la dynastie des Achéménides. Alexandre s'empare de Babylone et de Suse, brûle Parsa (→  Persépolis) et, de 330 à 327, guerroie dans les montagnes de l'Iran oriental où s'est réfugié Darius III.
Il atteint ensuite l'Indus, pensant toucher aux limites du monde connu et réaliser le rêve de l'empire universel. « Ici s'est arrêté Alexandre » va pourtant proclamer l'inscription gravée sur une colonne, car, son armée étant épuisée, il revient à Suse (324).
3. Le génie de la stratégie

Pompéi, « mosaïque d'Alexandre »Pompéi, « mosaïque d'Alexandre »
« Mon fils, tu es invincible », lui avait assuré la pythie de Delphes. Fort de son indomptable volonté, qui met à genoux le puissant Empire perse, Alexandre hérite aussi de son père un outil de combat parfaitement rodé, qui a assimilé les leçons de la phalange thébaine d'Épaminondas, mobile et manœuvrable. L'armée macédonienne comprend alors une double articulation en formations de cavalerie et d'infanterie, elles-mêmes organisées en unités lourdes ou légères.
Dans cette armée, la phalange, formée au combat sur une file de 16 hommes en profondeur, ne constitue qu'un élément (certes central) d'un dispositif complexe et souple.
Au niveau stratégique, l'originalité d'Alexandre est d'avoir adapté ce dispositif à l'hétérogénéité nouvelle de ses armées, désormais composées, en plus des Macédoniens, d'éléments étrangers (Thraces, Crétois, notamment). Il comprend ensuite que le cœur du dispositif adverse se situe là où se tient le commandement politique de l'armée : le roi. C'est donc là qu'il fait porter l'effort de ses troupes.
4. L'héritier du Grand Roi

4.1. Le despote oriental

Alexandre va s'ériger en héritier de Darius III, assassiné en 330 avant J.-C. Il conserve une grande partie des institutions de l'Empire perse (fiscalité, division en satrapies), adopte le cérémonial de la cour des Achéménides dont il ceint le diadème, fait d'anciens satrapes ses conseillers personnels.
S'efforçant de fondre les deux civilisations, il encourage l'intégration des Perses dans l'armée (→ les Épigones) et favorise les mariages entre ses dignitaires et des jeunes filles de haute extraction (les fameuses « noces de Suse » du printemps 324), dans l'espoir d'associer les aristocraties des deux peuples à la marche de l'Empire.
Cette politique d'« orientalisation » a toutefois ses opposants parmi les Gréco-Macédoniens, qui sont mis à mort. Parallèlement, Alexandre veut assurer la diffusion de l'hellénisme par la création de villes (environ 70) auxquelles il donne son nom et qu'il peuple de colons grecs.
4.2. La dernière année

L'empire d'Alexandre et son partageL'empire d'Alexandre et son partage
En 323 av. J.-C., Alexandre est dans sa capitale, à Babylone. Tout semble annoncer le début d'une de prospérité et de paix. De tous les coins du monde, ambassadeurs et quémandeurs affluent pour solliciter la parole royale. Alexandre parcourt les alentours de la capitale, faisant creuser des canaux d'irrigation, aménager des ports, construire des navires. Au même moment des expéditoins maritimes effectuent des reconnaissances le long de la côte d'Arabie ; Alexandre envisage de repartir en expédition : entre l'Égypte et la Perse, il reste l'Arabie, pays à la richesse plus fabuleuse au réelle. L'expédition est prête, mais, affaibli par la malaria et par les blessures qu'il a reçues au cours de ses nombreuses batailles, Alexandre meurt à Babylone à l'âge de 33 ans, le 13 juin 323 av. J.-C.
5. La postérité

L'empire qu'il a créé, et que seule maintenait sa puissante personnalité, ne lui survit pas. Il va être partagé entre ses généraux (les diadoques), qui donnent leurs noms aux différentes dynasties qu'ils fondent (→ Lagides, Séleucides, etc.). Ces royaumes forment un monde qui s'étend de l'Indus à l'Asie Mineure, et dans lequel s'épanouit une nouvelle civilisation grecque, dite « hellénistique ».
Alexandre est passé dans l'histoire comme une trombe. S'il a donné l'exemple de la tolérance universelle, s'il a ébloui non seulement ses contemporains mais aussi les générations suivantes, il n'est pas resté grand-chose de son œuvre. Il a certes favorisé l'expansion de l'hellénisme, dont ses fondations ont été les durables jalons, mais son empire, vite conquis, se morcela encore plus vite, et une période de troubles succéda à la mort du conquérant.

 

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L'EUPHRATE

 

Euphrate
en turc Firat, en arabe al-Furāt

Fleuve d'Asie occidentale, qui naît en Arménie turque, traverse la Syrie et rejoint le Tigre en Iraq pour former le Chatt al-Arab ; 2 780 km.
GÉOGRAPHIE

1. Le tracé

Les deux branches mères de l'Euphrate naissent sur les hauts plateaux de l'ancienne Arménie : celle de l'ouest, ou Karasu, naît près d'Erzurum, dont elle traverse la plaine ; celle de l'est, le Murat, se forme au N. du lac de Van, sur les flancs d'un contrefort occidental de l'Ararat. Les deux branches s'unissent au N.-O. d'Elaziǧ pour former l'Euphrate proprement dit, qui, après avoir franchi dans des gorges étroites l'extrémité occidentale de l'Anti-Taurus, atteint la plate-forme syrienne à Birecik. L'Euphrate n'est alors qu'à 160 km de la Méditerranée, dont il se détourne : une série de dépressions l'attirent vers le S. et le S.-E. ; il s'enfonce légèrement dans le plateau syrien désertique, qu'il parcourt sur 650 km. Il reçoit, sur sa rive gauche, le Balikh non loin de Raqqa, passe à Deir ez-Zor, puis reçoit, sur sa rive gauche, son principal affluent, le Khabur, venu du Kurdistan, et pénètre en Iraq.
La vallée, resserrée parfois en défilés au passage des chaînons qui accidentent le plateau syrien, s'élargit progressivement, entre des escarpements calcaires. Le cours inférieur se déroule dans la plaine mésopotamienne, parcourue sur 1 235 km. L'Euphrate forme alors de multiples bras et se déverse dans de nombreux lacs marécageux, avant d'atteindre le Tigre, avec lequel il forme le Chatt al-Arab, en amont de Bassora.
Les principaux affluents de l'Euphrate
2. Le régime et le débit

Le régime du fleuve est de type pluvio-nival, marqué par les pluies méditerranéennes d'hiver et la fonte des neiges des montagnes de Turquie orientale. Les eaux de l'Euphrate montent régulièrement jusqu'en avril, et la fonte des neiges provoque, certaines années, des crues catastrophiques ; les eaux baissent ensuite jusqu'au mois d'octobre.
À l'entrée en Syrie, le débit moyen de l'Euphrate est de 830 m3s (écoulement annuel de 28 milliards de mètres cubes). Le débit diminue légèrement pendant la traversée syrienne ; les apports du Khabur et du Balikh ne compensant pas l'évaporation durant la traversée, il n'est que 775 m3s à la frontière irakienne. Le débit s'affaiblit considérablement en aval en raison de l'évaporation, de la difficulté de l'écoulement et de l'absence d'affluents : il n'est plus que de 218 m3s à Hit.
Les étiages estivaux sont très prononcés (360 m3s alors que le débit moyen est de 775 m3s) et, surtout, ils interviennent à la fin de l'été alors que les besoins en eau sont encore élevés. Par contre, la crue maximale peut atteindre 8 000 m3s. À ces fortes variations saisonnières s'ajoute une très forte irrégularité interannuelle (de 1 à 4).
3. L'aménagement du fleuve en Iraq

L'utilisation des eaux de l'Euphrate est fort ancienne. Dès l'Antiquité, de grands travaux ont été engagés, tout autant pour lutter contre les inondations que pour les diriger, les canaliser et répartir les crues. Cette entreprise a connu son plus vif éclat au début de l'empire abbasside ; depuis, les ouvrages ont été mal entretenus ou abandonnés. L'irrigation était assurée par trois procédés traditionnels : les machines élévatrices, d'un très faible rendement ; l'inondation de crue ; la dérivation en de nombreux canaux.
Aujourd'hui, les données du problème ont changé. La demande en eau d'irrigation a beaucoup augmenté, en raison de l'extension des cultures et de la croissance de la population. La production d'électricité hydraulique apparaît souhaitable, mais surtout l'utilisation des eaux du fleuve fait l'objet de très âpres rivalités entre les trois pays riverains : l'Iraq, la Syrie, la Turquie. C'est en Iraq que les travaux d'équipement sont les plus anciens. On peut estimer que l'équipement du fleuve est terminé ; il a fallu lutter contre les inondations et les irrégularités interannuelles, toute une série de barrages a été construite à cet effet. Par contre, la salinisation des sols reste un problème entier et un frein considérable à la mise en valeur. La salinisation a, en partie, des causes naturelles : les eaux du Tigre et de l'Euphrate contiennent une charge non négligeable de sels dissous et ne peuvent être utilisées sans précaution ; l'écoulement des eaux s'effectue très difficilement et favorise ainsi la salinisation.
Dès l'entrée dans la plaine en amont de Bagdad, le Tigre et l'Euphrate coulent entre des digues dans un lit exhaussé par rapport à la plaine qui les environne. L'irrigation par gravité ne pose aucun problème : tous les canaux s'étirent entre des digues au-dessus des champs. En revanche, l'écoulement des nappes est très lent ; d'immenses marais jalonnent la plaine, surtout en basse Mésopotamie. L'action humaine contribue également à l'extension de la salinisation. L'eau est utilisée sans contrôle et, à certains égards, gaspillée. L'extension de l'irrigation ne peut s'envisager qu'avec la mise en place d'un système de drainage. L'entreprise est difficile. De Bagdad au Golfe a été entreprise la construction d'un grand canal de drainage pour évacuer vers la mer les eaux salées au lieu de les rejeter dans les fleuves : long de 565 km, ce « troisième fleuve », qui passe en siphon sous l'Euphrate, a été achevé en 1992 et pourrait permettre de gagner par la dessalinisation 1,5 Mha. Mais cette réalisation est perçue aussi comme une opération politique dirigée contre la communauté chiite locale et contre les Arabes des marais, dont le cadre de vie et les conditions d'existence seraient totalement transformées.
4. Syrie et Turquie : de nouveaux utilisateurs

Les pays riverains en amont de la Syrie et la Turquie ont également entrepris l'équipement du fleuve, qui peut être une menace sur les disponibilités en eau de l'Iraq dans l'avenir. La construction du barrage de Tabqa, en Syrie, a été conduite de 1968 à 1973 avec l'assistance soviétique. Ce barrage-poids crée une retenue, le lac Asad, qui couvre 640 km2 et emmagasine 12 milliards de mètres cubes. La puissance installée permet de produire 5,6 milliards de kWh, mais l'intérêt principal du barrage est d'augmenter les superficies irriguées en Djézireh. Il s'agit d'une opération symbole à laquelle s'identifie le régime alaouite.
Au même moment, la Turquie s'engageait dans la construction de retenues sur la partie amont de l'Euphrate. Le fleuve représente, à lui seul, environ 45 % des potentialités hydroélectriques du pays. Première étape, le barrage de Keban, terminé en 1974, fournit exclusivement de l'électricité (1,2 milliard de kWh).
Le projet turc, en aval de Keban, est beaucoup plus ambitieux pour les prochaines années. Cette gigantesque opération hydraulique se décompose en treize sous-projets : sept sur l'Euphrate et ses affluents et six dans le bassin du Tigre, réunissant une vingtaine de barrages. Le barrage Atatürk, la pièce essentielle (48 milliards de mètres cubes), est entré en service en 1992. Le tunnel d'Urfa, tunnel hydraulique le plus long du monde, apportera l'eau à la plaine d'Urfa-Harran, un second canal irriguera la plaine de Mardin-Ceylanpinar et des pompages arroseront les plateaux qui entourent le lac, portant la superficie irrigable à 706 000 ha (sur 1 700 000 prévus en tout). Une dizaine de centrales hydroélectriques produiront 26 milliards de kWh, dont 8,1 pour Atatürk et 7,3 pour Karakaya. Quand tous les projets turcs (22 barrages et 19 centrales) qui intéressent aussi bien la vallée de l'Euphrate que celle du Tigre viendront à réalisation, on estime qu'ils absorberont entre 17 et 34 % du débit. Si tout se passe comme prévu, le débit de l'Euphrate en Syrie devrait être réduit de 11 kilomètres cubes et celui du Tigre de 6.
5. Le fleuve de la discorde

L'accord est difficile entre les trois pays pour la répartition équitable des eaux. L'imprécision du droit international en ce domaine ne facilite pas les choses. Il n'existe pas d'accord tripartite mais deux séries d'accords bilatéraux. D'après un accord bilatéral syro-turc de 1987 portant sur les quotas, la Syrie reçoit 500 m3s (soit 15,75 km3) alors que le débit naturel de l'Euphrate à l'entrée en Turquie est de 28 km3. Un autre accord bilatéral syro-irakien (avril 1990) prévoit une répartition proportionnelle des eaux de l'Euphrate entre les deux pays (42 % pour la Syrie, 58 % pour l'Iraq) quel que soit le débit du fleuve, soit en année « normale » 6,6 km3 pour la Syrie et 9 pour l'Iraq. Bagdad et Damas souhaiteraient renégocier ces accords mais pas la Turquie. L'utilisation des eaux de l'Euphrate complique encore plus les relations interétatiques dans cette région du monde.
En 1997, alors que l'Assemblée générale des Nations unies adoptait la Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours d'eau internationaux à des fins autres que la navigation, la Turquie marqua son opposition en refusant de voter le texte ; son argument était lié à la question de l'Euphrate, la Turquie considérant que la résolution des Nations unies portait préjudice aux droits des utilisateurs d'amont d'un fleuve, au profit des seuls utilisateurs d'aval.
HISTOIRE

L'Euphrate a joué le rôle de lien entre la basse Mésopotamie, l'Anatolie et la Syrie. Au IIIe millénaire, les villes de Sumer et d'Akkad, Our, Eridou, Ourouk, Kish, Babylone s'élevèrent sur ses bords. À partir du ier s. avant J.-C., il joua un rôle de frontière entre Romains et Parthes.

 

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CRITAUX GANTS - MEXIQUE

 

La Caverne aux Cristaux Géants, Mine de Naica
 vendredi, mars 16, 2012  S.D.
 
La mine de Naica, située sur la commune de Saucillo, dans l'état mexicain de Chihuahua, pourrait être une mine tout à fait ordinaire. Elle fait vivre les gens alentours en leur permettant d'extraire du sol des métaux comme le zinc, l'argent, le plomb. De nombreux habitants alentours y travaillent, et se retrouvent parfois le soir pour échanger quelques trouvailles insolites.

Une mine de cristal dans le désert

La caverne aux Cristaux Géants (img : National Geographic)
Car la mine de Naica n'est en définitive pas une mine ordinaire, elle recèle de fabuleux cristaux de sélénite en quantités folles. Et en taille aussi.

Dès 1910, des mineurs ont dégagé de petites cavernes lors de leurs excavations, et furent surpris en y entrant, de se retrouver littéralement dans un autre monde. Des cristaux de gypse d'une pureté rare, sur le sol, sur les murs et les plafonds. Cette cave, nommée par la suite la Cave des épées (Cave of Swords - Cueva de las Espedas) contenait d'extraordinaires spécimens dont certains atteignant 1 mètre de long, d'une beauté exceptionnelle. A 120 mètres au dessous du sol, on avait tout simplement l'impression de ne plus être sur Terre. Pourtant, le phénomène était prévisible : les facteurs qui confèrent une haute teneur de la roche en argent et en plomb, favorisent également la  formation de cristaux.

Au fil du temps et de l'excavation, d'autres grottes recelant de magnifiques cristaux furent également découvertes : L'Oeil de la Reine, la Grotte aux Bougies... De magnifiques sites dont les ouvriers de la mine ramenaient de tout aussi somptueux cristaux. La mine se faisait donc connaître pour sa quantité phénoménale de cristaux, ainsi que leur qualité exceptionnelle. Mais une découverte, bien plus tard, allait lui conférer une renommé nouvelle, et incontestablement mondiale.

Le 4 décembre 1999, alors qu'ils creusaient le sol sous la caverne aux épées, à 300 mètres sous terre, deux frères mirent à jour une nouvelle cave, plus grande, contenant également des cristaux, comme les caves précédentes. Excepté que ceux-ci avaient atteint une taille encore jamais observée sur Terre. De fabuleux cristaux de gypse atteignant 1,2 m de diamètre et 11,4 m de longueur, avec un poids maximum estimé à 55 tonnes, pour le plus grand d'entre eux. Une découverte proprement hallucinante, qui fait de la mine de Naica, à l'heure actuelle, le site possédant les plus grands cristaux du monde (en moyenne, pour les gros, 40 à 50 tonnes!).

Comment la Terre donne-t-elle naissance à de tels géants?

Dans un article datant de 1932, le fameux géologue américain Charles Palache se demandait : "Jusqu'à quelle taille peuvent croître les cristaux, et pourquoi?". A l'époque, on n'avait guère accès qu'à des cristaux de taille modeste, dont on imaginait alors un seuil, au delà duquel les cristaux ne pourraient plus se former. La découverte de la mine de Naica a changé la donne : il apparaît que les cristaux peuvent se développer tant que les conditions de croissance sont réunies, et ce, même jusqu'à des tailles tout à fait imposantes, jamais relevées jusqu'alors.

Très tôt, face à l'abondance des cristaux dont certaines caves étaient totalement remplies, devant leur aspect particulièrement pur, et surtout en raison de leurs dimensions phénoménales, géologues et autres scientifiques se sont demandés comment les grottes de la mine de Naica pouvaient receler de tels trésors. Quels mécanismes ont assisté leur formation?

Naica est située sur une ancienne faille géologique, et une chambre de magma souterraine profonde chauffe la grotte, jadis bombant le sol en tentant de s'échapper vers celui-ci, provoquant des fissures dans la roche, dans lesquelles l'eau sous haute pression, chargée d'éléments chimiques propices à la croissance minérale, s'infiltre. Après avoir érodé les roches calcaires, et créé de véritables trous dans la roche, l'eau chaude de plus de 50°C a remplit ces caves, constituant une bain chaud parfait pour l'agglomération des éléments chimiques et la constitution rapide de minéraux cristallins.

Lorsque la mine fut creusée, elle nécessitait de pomper et d'évacuer l'eau pour permettre le traitement des roches (plus de 60 000 litres par heures), ainsi, les caves se sont retrouvées vidées, laissant apparaître les cristaux magnifiques qui en ont fait le succès. Quand l'exploitation minière aura pris fin, toutefois, les grottes se rempliront à nouveaux d'eau et les cristaux reprendront leur formation. Les caves ne seront plus accessibles, mais la communauté scientifique actuelle entend bien amasser le maximum de données avant la date fatidique à laquelle on laissera la Terre, reprendre son activité normale.

Selon Stein-Erik Lauritzen [1], professeur de géologie à l'université de Bergen (Norvège), le processus de formation des cristaux géants remonte, d'après la datation à l'uranium-thorium, à près de 600 000 ans, il s'est interrompu lorsque l'homme a vidé les caves de leur eau. Les cristaux de la Caverne aux Cristaux Géants ont ainsi arrêté leur croissance en 1985. L'homme et les nouvelles conditions constituent non seulement une rupture dans la croissance du cristal, mais également une menace. Dans l'eau, les cristaux étaient relativement protégés des agents chimiques extérieurs (tels que le dioxyde de carbone), l'eau constituait également un soutien, quand les cristaux risquent désormais de succomber à leur propre poids.

De véritables tapisseries de cristaux
Il faut 20 minutes pour pour passer de l'entrée de la mine à la fameuse grotte. Si la température et l'humidité sont normales à l'extérieur - pour un endroit désertique - il n'en va pas de même à l'intérieur de la mine. L'air est saturé en eau et il y règne une chaleur étouffante, certaines grottes restant encore à 58°C, pour 90% d'humidité. Le magma souterrain chauffant la grotte n'est qu'à 1,6 km de la surface.

La visite de la grotte nécessite par conséquent un équipement spécial contenant de la glace pour réfrigérer le corps et l'air inspiré, sans lequel un homme ne pourrait supporter plus de quelques dizaines de minutes, l'atmosphère. De fait, même en étant protégé par l'équipement, les entrées dans la grotte se limitent généralement à 20 ou 30 minutes.

L'entrée dans la cave en révèle toute la splendeur : d'énormes cristaux balaient ou traversent la grotte. Les murs, le plafond, le sol, sont également recouverts de fragiles boursouflures cristallines qui commandent la prudence : l'homme détériore aisément les cristaux, en marchant dessus, ou ne serait-ce qu'en les frottant.

Le spécialiste des cristaux Juan Manuel García-Ruiz faisait partie de l'une des premières équipes scientifiques (2001) chargée d'étudier le grotte. C'est en examinant les bulles de liquide enfermées dans certains cristaux que lui et son équipe formulèrent l'hypothèse de la formation de ces cristaux[2]. Pendant des milliers d'années, l'eau saturé en sulfate de calcium à plus de 50° inondait les cavernes. Sous cette température stable, favorisant la formation, les minéraux se sont combinés en sélénite, constituant les briques élémentaires s'agglutinant pour créer le cristal.

La Grotte aux Cristaux Géants a bénéficié d'une relative stabilité de la température pendant des millénaires, d'où les proportions gigantesques des cristaux. Dans d'autres caves, les fluctuations, avec refroidissement notable, a perturbé et ralenti la formation des cristaux - et c'est pourquoi les grottes situées au dessus de la Grotte aux Cristaux Géants, en contiennent de plus modestes (mais tout de même impressionnants!).

Microbes et pollen enfermés dans les bulles de liquides, comme de véritables capsules temporelles, ont également révélé que le désert entourant la mine de Naica, était autrefois une terre fertile couverte de forêts, il y'a 30 000 ans.

En 2006, le Naica Project fut initié pour préserver, explorer et se documenter sur ces fabuleux sites. En 2008, une équipe d'explorateurs trouva un petit passage indiquant qu'il pourrait y avoir encore d'autres caves interconnectées. C'est alors en 2009, lorsque la compagnie de la mine fora un trou de 600 mètres de profondeur (surnommé Robin Hole), que l'on décela de nouveaux cristaux géants à 150 mètres au dessous de la surface. National Geographic intervint et commanda alors deux expéditions, l'une pour explorer de fond en comble la Cave aux Cristaux Géants et tenter de trouver des entrées vers d'autres chambres, l'autre, passant par Robin Hole, devait regarder si d'autres caves avaient été mises à jour par le forage.

Les équipes comprenant notamment des astrobiologistes et des spécialistes en virologie, devaient également effectuer des prélèvements de cristaux contenant les fameuses bulles de liquide emprisonnées. Ces bulles pourraient révéler l'existence d'organismes extrêmophiles, comme des bactéries, ou de leur traces, qui permettraient de se documenter sur les formes de vie dans des conditions difficiles.

Pour les astrobiologistes comme le Dr Penelope Boston, de tels organismes pourraient indiquer où et comment chercher les formes de vie lorsque l'on essaie de les trouver hors de la Terre. Pour les virologues comme le Dr Curtis Suttle, le but des prélèvements consisterait plutôt à chercher d'anciennes formes de virus prisonnières des bulles depuis un demi-million d'années.

L'équipe descendant dans le conduit de ventilation (Robin Hole), n'a trouvé que des cristaux de petite taille, mais l'un des tunnels repéré n'a pu être exploré. L'équipe explorant la Cave aux Cristaux Géants, par contre, a ramené images et vidéos époustouflantes, qui ont permis à National Geographic de créer un documentaire magnifique, présentant cet endroit hors norme.
Il s'agissait peut être des dernières explorations possibles avant la fermeture de la mine et l'inondation des caves. Les cristaux reprendront leur formation et qui sait, peut être que dans le futur, les nouvelles générations re-découvriront un jour une somptueuse grotte au dessous du sol mexicain, contenant d'époustouflants cristaux d'une taille jamais relevée jusqu'alors...

 

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SAHARA ET AMAZONIE

 

 Une  nouvelle vidéo de la NASA dévoile comment la poussière du désert du Sahara est transportée chaque année par les vents et permet de fertiliser grâce à son phosphore les sols de la forêt amazonienne. A première vue, tout semble opposer le désert du Sahara et la forêt amazonienne. Le premier est une vaste étendue de sable située dans le nord du continent africain. L’autre est une immense jungle dense et humide de l’Amérique du Sud. Pourtant, ces deux environnements très différents sont bel et bien connectés. Chaque année, des millions de tonnes de poussières et de sable provenant du Sahara traversent l’océan Atlantique pour atteindre les sols d’Amazonie. Ce phénomène naturel est connu des scientifiques depuis quelques temps. Toutefois, sa portée est restée jusqu’à présent de l’ordre de l’hypothèse. Une nouvelle étude menée par des chercheurs du NASA Goddard Space Flight Center, a finalement permis de quantifier la proportion exacte de poussière subsaharienne transportée annuellement. Une animation, réalisée pour l’occasion rapporte l'évolution de ces composés lors de leur voyage trans-atlantique. "Nous savons que la poussière est très importante à bien des égards. C’est une composante essentielle du système de la Terre. La poussière affecte le climat tout comme le changement climatique a une incidence sur la poussière", explique dans un communiqué Hongbin Yu, directeur des travaux de recherche. Une zone riche en phosphore En ce sens, le Sahara regorge de sable et de poussières balayés continuellement par les vents. Toutefois, l’intérêt des chercheurs s’est centré sur une région bien particulière : la dépression du Bodélé. Située au Tchad, cette zone était autrefois recouverte par un immense lac regorgeant de poissons et autres organismes. De cette vaste étendue d’eau, il ne reste aujourd’hui que le lac Tchad et ses alentours, riches en composés phosphorés provenant des squelettes des anciens spécimens aquatiques. Régulièrement en proie à des vents violents, la zone du Bodélé fournit ainsi à l’Amazonie une énorme source de phosphore piégé dans le sable et les poussières transportés à travers l'Atlantique. Cet élément nutritif est essentiels pour assurer la croissance des végétaux et la forêt dépend de cet apport. Selon les chercheurs de la NASA, celui-ci avoisinerait les 22.000 tonnes par an. Pour en arriver à de telles conclusions, l’équipe a analysé les données recueillies par le satellite franco-américain CALIPSO afin d’estimer la quantité d’aérosols transportés depuis le Sahara jusqu’à l’Amazonie entre 2007 et 2013. Ils ont ensuite effectué un échantillonnage de la dépression du Bodélé afin de définir la proportion de phosphore contenue dans ces aérosols. 182 millions de tonnes de poussières transportées par les vents Leurs résultats, publiés dans la revue Geophysical Research Letters, retracent avec précision chaque étape du parcours qui débute bien entendu dans la zone du Bodelé. Selon les scientifiques, 182 millions de tonnes de poussière y sont chaque année extirpées par les vents. "Ce volume est l'équivalent de 689.290 camions remplis de poussière"; indique le communiqué de la NASA en guise de comparaison. La poussière se déplace ensuite sur près de 2.500 kilomètres au-dessus de l'océan Atlantique. Une fois arrivée près de la côté ouest de l’Amérique du Sud, 132 millions de tonnes restent dans les airs tandis que 27,7 millions de tonnes, soit 104.908 camions, finissent dans les sols de l’Amazonie. Le reste, continue son chemin jusqu’à la mer des Caraïbes. Parmi les 27,7 millions de tonnes qui terminent leur parcours dans le bassin amazonien, seulement 0,08% représente du phosphore soit 22.000 tonnes par an. Ce résultat s’inscrit dans un projet plus large destiné à mieux comprendre le rôle de la poussière dans les environnement et ses effets à échelle locale et globale.  Publié par Emmanuel Perrin, le 25 février 2015

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/sahara/comment-la-poussiere-du-sahara-fertilise-chaque-annee-les-forets-de-l-039-amazonie_art34360.html
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