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Une voix pour la vie ?

  Auteur : sylvain Date : 28/05/2023
 

 

 

 

 

 

 

Une voix pour la vie ?

La hauteur de notre voix est déterminée avant que nous parlions

Le pleur d’un bébé n’informe pas seulement sur son état de santé, d’insatisfaction ou de douleur. Selon une équipe scientifique internationale impliquant Florence Levréro (UJM) et Nicolas Mathevon (UJM et Institut universitaire de France), membres de l’Equipe de Neuro-Ethologie Sensorielle (ENES) à l’Institut des neurosciences Paris Saclay (CNRS/Université Paris-Sud), la tonalité du pleur d’un bébé âgé de 3 mois donne une idée fiable de la hauteur de sa voix à 5 ans. Ce résultat, publié dans la revue internationale Biology Letters, souligne l’importance des premiers stades de la vie sur le développement de l’individu.

La hauteur - le fait d’être grave ou aigüe - est un paramètre
acoustique de la voix humaine qui varie entre les individus et les
sexes après la puberté. Elle porte des informations importantes ayant
des conséquences sur nos relations sociales. On sait par ailleurs que
la vie fœtale dans l’utérus impacte le développement de l’enfant et
sa vie d’adulte. En comparant le pleur de bébés enregistrés quelques
mois après la naissance avec leur voix à l’âge de cinq ans, les
scientifiques ont découvert que la hauteur du pleur était corrélée à
la hauteur de la voix - un bébé pleurant dans les graves aura plus de
chance de développer une voix grave qu’un bébé pleurant dans les
aigus, quel que soit son sexe. Leurs travaux soulignent également un probable lien entre l’environnement hormonal qu’a connu l’enfant dans le ventre de sa mère et la hauteur de sa voix.
Les chercheurs et chercheuses ont d’abord enregistré des bébés de 3 mois pleurant au moment du bain. Cinq années plus tard, elles et ils ont à nouveau enregistré leurs voix - les enfants devaient alors s’exprimer librement devant des images. En comparant les caractéristiques acoustiques des pleurs et des paroles, les scientifiques ont constaté que la hauteur des voix était prédite par celle des pleurs enregistrés quelques années auparavant. En mesurant un indice reposant sur la taille relative des doigts de la main et connu pour être lié à l’environnement hormonal du fœtus, elles et ils ont par ailleurs découvert que les différences de hauteur de voix entre les humains trouvent pour partie leur origine dans la vie prénatale. Ces résultats sont renforcés par une autre étude des mêmes scientifiques montrant que la hauteur de la voix à l’âge de sept ans prédit avec succès celle de la voix adulte.
Pour percer tous les mystères de notre voix, il faudra poursuivre les recherches car il est difficile d’enregistrer les mêmes enfants à plusieurs années d’intervalles. Ici, seuls 15 enfants ont pu être suivis, tous de nationalité française, alors que l’acoustique des pleurs et des voix est influencée par le contexte culturel.
Référence : Levréro F, Mathevon N, Pisanski K, Gustafsson E, Reby D, 2018. The pitch of babies’ cries predicts their voice pitch at age five. Biology Letters 14: 20180065.http://dx.doi.org/10.1098/rsbl.2018.0065, publié le 10/07/2018.
Voir aussi cette étude : Fouquet M, Pisanski K, Mathevon N, Reby D, 2016. Seven and up: Individual differences in male voice fundamental frequency emerge before puberty and remain stable throughout adulthood. R Soc Open Sci 3, 160395.

CONTACT CHERCHEUR
Nicolas MATHEVON - Université Jean Monnet Saint-Etienne
Equipe de Neuro-Ethologie Sensorielle (ENES)
Institut des Neurosciences Paris Saclay (CNRS/Université Paris-Sud) mathevon@univ-st-etienne.fr
CONTACT PRESSE
Sonia CABRITA - Service communication, Université Jean Monnet 04 77 42 17 75 - 07 87 69 29 29
sonia.cabrita@univ-st-etienne.fr

 

  DOCUMENT         CNRS         LIEN   
 

 
 
 
 

Rapport du GIEC: un cri d'alarme sur l'tat des ocans

  Auteur : sylvain Date : 18/12/2022
 


 

 

 

 

 

MERS ET OCÉANS

Rapport du GIEC : un cri d'alarme sur l'état des océans

Par Sylvie Rouat le 25.09.2019 à 15h46

Lecture 5 min.
Les experts du GIEC viennent de remettre leur premier rapport sur l'état des océans. Le constat est alarmant : réchauffement accéléré, fonte des glaciers, élévation du niveau des mers, effondrement de la biodiversité... Ce sont à terme les sociétés humaines qui vont en souffrir.

Les environnements naturels de beaucoup d'espèces sont profondément touchés par les changements climatiques.

AFP/ARCHIVES - JONATHAN NACKSTRAND
Notre planète est couverte à plus de 70% par les océans. Pourtant, les experts du climat ne s’étaient pas encore penchés à leur chevet. Jusqu’à ce 25 septembre où a été rendu public, à Monaco, le premier "rapport spécial sur l'océan et la cryosphère dans un contexte de changement climatique". Il s’agissait d’évaluer les impacts des changements climatiques et des émissions de gaz à effet de serre non seulement sur les océans, mais aussi sur les écosystèmes côtiers et ceux qui dépendent des environnements gelés du système terrestre, aux pôles et en montagne. Car, rappelle le rapport en préambule, "tous les habitants de la Terre dépendent directement ou indirectement de l'océan et de la cryosphère", cette dernière représentant environ 10% de la surface terrestre.

Océans et cryosphère (glaciers, banquises...) sont en effet totalement interconnectés avec les autres composants du système climatique par le biais d’un échange global d’eau, d’énergie et de carbone. Les océans produisent de surcroît 50% de notre oxygène, tout en absorbant plus de 25% du CO2 émis chaque année par les activités humaines. Leur rôle est donc crucial dans la régulation du climat. Aujourd'hui, environ 680 millions de personnes vivent en zone côtière –elles seront plus d’un milliard d’ici 2050–, 65 millions sur des îles susceptibles d’être submergées par la montée des eaux et plus de 3 milliards dépendent des ressources alimentaires marines. Auxquels il faut ajouter les quelque 670 millions de personnes qui peuplent des régions de montagne sur tous les continents. Or ces milieux, constatent les scientifiques, sont déjà gravement touchés par les changements climatiques.

Même l'océan profond se réchauffe
Le réchauffement, tout d’abord. Depuis les années 1970, les océans ont déjà absorbé plus de 90 % de l’excès de chaleur produit par les activités humaines. Depuis 1993, le taux de réchauffement des océans a plus que doublé. Entre 2013 et 2015, le Pacifique Nord-Ouest a ainsi vu sa température augmenter de plus de 6°C… D’ici 2100, ils devraient  en capter de 5 à 7 fois plus encore ! Cela donne lieu à un nouveau phénomène de vagues de chaleur océaniques, dont la fréquence a doublé depuis 1982. L’impact de ces phénomènes sur la biodiversité marine est encore mal connu. L'océan profond au-dessous de 2000 m s'est lui-même réchauffé depuis 1992, en particulier dans l'océan Austral.
Du côté de la cryosphère, le réchauffement atmosphérique a eu pour effet la fonte accélérée des glaciers, banquises, calottes polaires et pergélisols. Entre 2006 et 2015, la calotte glaciaire du Groenland a perdu quelque 278 gigatonnes de glace chaque année, la calotte glaciaire antarctique 155 gigatonnes en moyenne par an et les glaciers du monde entier en ont perdu 220 gigatonnes par an. Même constat dramatique en Arctique, où l'étendue de la couverture neigeuse en juin a diminué d'environ 2,5 millions de km2 entre 1967 et 2018. Quant au pergélisol arctique et boréal, qui stocke de 1460 à 1600 Gt de carbone organique, il commencerait déjà à relarguer du méthane et du CO2 dans l’atmosphère.


Conséquence de cette fonte accélérée : le niveau des mers monte plus vite que prévu. Si l’augmentation a été de 3,6 mm par an au cours de la dernière décennie, elle pourrait être de 1,5 cm par an d’ici à la fin du siècle, entraînant une hausse globale du niveau de la mer de 1,10 mètre à la fin du siècle. Cet apport d’eaux douces aux hautes latitudes contribue à la stratification des milieux marins en fonction de la densité, notamment dans les 200 mètres de surface de l'océan, empêchant le mélange entre les eaux de surface et les eaux plus profondes. La fonte des glaces et l’augmentation des températures ont également un impact sur les courants marins, provoquant notamment le ralentissement du courant Nord Atlantique, ce qui diminue la productivité marine, provoque des tempêtes hivernales en Europe et réduit les précipitations au Sahel et en Asie du sud.

Acidification accrue des eaux de surface
L’océan a absorbé entre 20 et 30%  des émissions anthropiques totales de CO2 depuis les années 1980 provoquant une acidification accrue de 95% eaux de surface, un phénomène irréversible, même si nous arrêtions dès aujourd’hui d’émettre du CO2. Et de surcroît, il perd de l’oxygène dans certaines zones entre la surface et 1000m de profondeur. Dans ces régions, nombre d’espèces ne peuvent survivre. La désoxygénation pourrait mener à une perte de 15% de la biomasse globale des animaux marins d’ici 2100. Depuis 1950, de nombreuses espèces marines ont déjà subi des changements dans leur répartition géographique et leurs activités saisonnières en réponse au réchauffement des océans, à la disparition de la glace de mer ou à la perte de leurs habitats.
La modification des interactions entre les espèces a entraîné des effets en cascade sur les écosystèmes, par ailleurs malmenés par la surpêche et les rejets de l’agriculture. Par ailleurs, des écosystèmes terrestres et d'eau douce ont également été bouleversés par les changements hydrologiques de la cryosphère. La haute montagne et les régions polaires ont ainsi vu apparaître des portions de terres précédemment recouvertes de glace, ce qui a contribué à modifier les activités saisonnières, l’abondance et la répartition des espèces végétales et animales. Au final, ce sont les sociétés humaines –souvent les plus fragiles– qui vont en pâtir, que ce soit pour l’approvisionnement en eau et en nourriture. Le recul des glaciers et les changements de la couverture de neige ont notamment contribué à la baisse des rendements agricoles dans certaines régions de haute montagne, que ce soit dans l'Hindu Kush (Himalaya) ou dans les Andes tropicales.

Ce rapport du GIEC égrène donc des constats scientifiques plus sombres les uns que les autres, dont certains sont désormais irréversibles. Pour Dan Laffoley, responsable des aires marines au sein de la Commission mondiale des aires protégées, "nous avons largement dépassé le temps des simples avertissements : nous devons aujourd’hui faire preuve d’un égoïsme éclairé et prendre les mesures qui s’imposent pour la protection de l’Océan et du climat afin qu’à leur tour, ils protègent et soutiennent l’humanité".

 

  DOCUMENT   sciences et avenir.fr    LIEN

 
 
 
 

Les mcanismes molculaires de la mmoire, par Daniel Choquet

  Auteur : sylvain Date : 07/08/2022
 

 

 

 

 

 

 

Les mécanismes moléculaires de la mémoire, par Daniel Choquet

 

DOCUMENT  youtube  LIEN

 
 
 
 

LA MARCHE

  Auteur : sylvain Date : 06/03/2022
 



Aristote avait raison: la marche nous aide à penser


«Quand vous allez vous promener, rapporte The New Yorker, votre coeur palpite plus vite, et fait circuler plus de sang et d'oxygène, pas seulement vers les muscles, mais vers tous les organes –dont le cerveau. De nombreuses expériences ont montré qu'après ou pendant l'exercice, même s'il s'agit d'un effort très doux, les gens obtiennent de meilleurs résultats aux tests de mémoire et d'attention.»
Mais la marche régulière aurait encore plus de bienfaits. Elle permet de nouvelles connexions entre les cellules du cerveau, d'augmenter la taille de l'hippocampe (une zone du cerveau essentielle pour la mémoire) et d'élèver le nombre de molécules qui stimulent la croissance de nouveaux neurones et la transmission des messages entre eux.

P.S
 (Selon les psychologues, ce phénomène s’explique par un effet de vigilance : la marche maintient le corps en action et, dans une certaine mesure, l’esprit alerte. Le cerveau est mieux irrigué, l’attention se relâche moins facilement. Scientifiquement, Nietzsche aurait ainsi eu le dernier mot face à Flaubert.)


 

 
 
 
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